Cabinet de curiosités #1

Le cabinet de curiosités est un espace que nous avons co-construit avec Frédéric Galliano pour la galerie Valérie Eymeric. Si à l’origine cet espace servait de stock à la galerie, nous souhaitions en faire un espace d’exposition à part, plus intimiste, plus chaleureux qu’un désormais traditionnel « white cube ». Cet espace serait un moyen de renforcer l’engagement de madame Eymeric pour la création contemporaine en présentant, sous forme d’exposition de groupe, des artistes alors jamais présentés par la galerie. Le cabinet de curiosités s’est construit pour les artistes mais aussi pour les publics en proposant régulièrement des voyages au coeur de pratiques artistiques riches et variées.
Par delà le merveilleux et l’amusement, c’est une vision du monde et parfois même de ses mystères qui se niche à l’étage. Le cabinet de curiosités s’expose alors à quiconque en franchit le seuil. Il s’agit pour nous aujourd’hui, de réactiver, de reconstituer un monde externe et de repenser une intimité, des souvenirs, forcément sublimées. Pas de statuettes exotiques ou d’animaux empaillés, pas de crâne ou de papillon, le cabinet de curiosités amène finalement le visiteur à s’extasier devant la splendeur de ces curiosités contemporaines, extraites du vaste monde des oeuvres et embellies dans une confrontation singulière.


SESSION #1 PATIENCE ET FULGURANCE
INFOS
Exposition de groupe présentée du jeudi 28 Avril au samedi 31 Juillet 2022 au premier étage de la Galerie Valérie Eymeric. // 33 Rue Auguste Comte, 69002 Lyon.
Avec : Leïla Brett (Lyon), Sara Dare (Londres), Jo Lewis (Londres) et Marie-Julie Michel (Lyon)
Cette première session sera l’occasion de présenter le travail de quatre artistes dont les oeuvres et les processus de création dialogueront autour d’une thématique commune, « Patience et Fulgurance ».






Jo Lewis nous présente une série réalisée avec le souffle, des pailles et des bulles de couleurs qui éclatent et surgissent littéralement sur la feuille, de la même manière que Sara Dare qui, en quelques gestes rapides, propose des références subtiles aux montagnes, à la langue, aux jets ou évocation plus naturalistes.






Quant à Leïla Brett, c’est un travail de patience, de répétitions de traits millimètre par millimètre sur des monochromes multiples qui se découvrent sous nos yeux. Marie-Julie Michel, développe plutôt une pratique entre figuration et abstraction par la construction lente d’un univers, permis par la répétition d’un signe infinitésimal jusqu’à l’apparition d’un mouvement, d’une forme, d’un volume.