Polyrythmie

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SOLO SHOW de GRÈGÓR BELIBI MINYA du 08 Septembre au 08 Octobre à la Galerie Valérie Eymeric. // 33 Rue Auguste Comte, 69002 Lyon.

POLYRYTHMIE est la première exposition personnelle que nous avons créée avec Grègór à la galerie Valérie Eymeric. À cette occasion, nous avons présenté une série d’œuvres sur toile et sur papier, accompagnée de deux oeuvres digitales.

Dans le travail de Grègór, c’est la mémoire qui résonne, c’est le fil conducteur que j’ai tant cherché, la force qui lie ce qui semble initialement disparate, cette dimension étrange et mystérieuse qui nous accompagne tout au long de notre vie. Elle est à la fois personnelle et collective, individuelle et universelle, tout comme l’ensemble de l’œuvre de Grègór. La mémoire, la forme la plus profonde et la plus abstraite, devient une trace, une empreinte laissée sur notre être et qui persiste. Cette trace, qu’elle soit physique, émotionnelle ou spirituelle, est toujours puissante et significative. Elle devient un rappel de notre existence, répondant à ces questions existentielles « qui sommes-nous ? » « D’où venons-nous ? » « Qu’avons-nous vécu ? ».

Dans cette série, la couleur et le mouvement servent cette fin. La couleur nous anime, nous stimule et nous propulse dans ces moments de la vie, dans ces failles. Le mouvement réveille ce souvenir, il le met en scène, le rend dynamique, vivant et dansant. Les lignes d’énergie qu’il déploie sur la toile deviennent la preuve des interactions enregistrées, stockées dans sa mémoire.

Ici, révélé à tous, il n’est plus une question de maladresse, de timidité ou de prudence, mais de transparence et d’assurance, car la maîtrise et la finesse du geste s’exprime désormais. Cette précieuse mémoire, en certaines occasions, devient une vulnérabilité, une faiblesse, une douleur ou encore une erreur que Grègór ne prétend pas enterrer. Au contraire, ces ensembles deviennent un terrain fertile, un lieu et un moment de croissance, de guérison et de transformation qui nous rapproche progressivement de notre véritable nature.

Ce processus est tout à fait cyclique dans le travail de Grègór, offrant un biomimétisme créatif qui place maintenant l’humanité dans un écosystème plus large. Il n’est alors plus question d’une mémoire individuelle ; cette fois, elle est collective et universelle, se développant dans les vides dynamiques que l’artiste exploite tout au long de son travail, tout comme les vides quantiques en interaction constante dans lesquels tout ce que nous vivons est comme mémorisé.

Dans son travail, la mémoire apparaît finalement comme une force dans tous les aspects de notre vie. Grègór l’exploite et la réhabilite à travers la religion, la nature, la famille, mais aussi à travers ses propres structures internes, à travers ses vides et ses défauts. Grègór nous révèle et nous libère en même temps, devenant à la fois partie et ensemble, il incarne dans son oeuvre une dualité subtile entre expérience personnelle et quête universelle.